Bonjour, c’est une belle journée pour démarrer un projet.
Résumé
- Style
- Cuisines Farmhouse
- Designer(s)
- Laurie Bonin-Gohier
La cuisine Fernhill
Cuisines Farmhouse
Dans une maison familiale, les premières heures du matin ont leur propre rythme. Un pas léger dans le corridor. Une chaise que l’on tire doucement. Une petite voix qui appelle. La cuisine se réveille souvent avant le reste de la maison.
Au cœur de l’espace de vie, la cuisine s’ouvre vers la salle à manger, puis plus loin, vers le fleuve. Les matériaux nobles prolongent le paysage. Le bois capte la lumière du matin et on entend à peine l’eau dehors, juste assez pour se rappeler qu’elle est là.
On comprend alors que la cuisine ne se limite pas à la pièce qu’elle occupe. Elle s’inscrit dans ce qui l’entoure, dans la lumière, dans le rythme du matin, dans ce lien discret avec la nature qui l’accompagne.
Les portes d’armoires, entre douceur et transparence
Autour de la zone de cuisson, les armoires dessinent une ligne continue. Les portes, revêtues d’une laque d’un beige doux, s’intègrent harmonieusement à l’ensemble. Cette retenue laisse la pierre du dosseret et la lumière naturelle prendre leur place.
Au-dessus de la zone de cuisson, la hotte est dissimulée dans un caisson architectural. Elle se devine plus qu’elle ne se montre. Sous ce volume, un éclairage discret est incorporé à la structure. Une douce lueur met en évidence les délicates nuances du plan de travail en pierre.
Le dosseret s’étire sur toute la longueur. Sa surface lumineuse, émaillée de fines veines, confère une profondeur subtile à l’ensemble. Elle semble servir de toile de fond apaisante, mettant en évidence les objets posés devant elle.
Adjacentes, les armoires murales poursuivent la composition. Quelques-unes ont des portes pleines, tandis que d’autres laissent passer la lumière à travers un verre à motifs cannelés.
Ce relief introduit un rythme dans l’ensemble. Il interrompt la surface lisse des façades sans la perturber. On retrouve quelque chose de familier dans ce verre, presque un écho des cuisines d’autrefois, mais présenté ici avec mesure. La porcelaine émerge en arrière-plan, tamisée par la matière.
Au fil de l’aube, les stries émergent graduellement, sculptant des traits. Ces lignes confèrent à l’ensemble une atmosphère apaisante et élégante.
Des unités basses se prolongent sur le même pan de mur de la salle à manger, offrant ainsi un espace de rangement additionnel.
Un îlot de chêne blanc
Au cœur de la pièce, un îlot en chêne blanc s’impose avec douceur. Le bois est façonné en grain vertical, dans une teinte personnalisée qui dialogue avec le parquet et les boiseries.
L’îlot s’érige comme une grande table autour de laquelle la famille peut se retrouver. Devant les assises, des portes discrètes gardent le rangement à portée de main.
Des pattes de bois donnent une présence ancrée. Leur forme traditionnelle évoque un héritage passé, comme si elle avait toujours fait partie intégrante de la cuisine.
Deux luminaires se posent au-dessus de l’îlot. Leur design évoque des abat-jour d’autrefois. Le verre opalin, plissé comme une étoffe, diffuse une lumière tamisée et apaisante. La fine tige en laiton tient l’ensemble, en gardant une présence discrète. Placés à une hauteur juste, les luminaires accompagnent les gestes du quotidien.